Pourquoi un Nouveau Manuel d’Histoire ?

Nouveau Manuel d’Histoire

 

Le nouveau manuel d'histoire CasaliParce qu’il s’agit de réapprendre à aimer la France

Le nouveau Manuel d’Histoire doit restituer l’Histoire de France perçue comme une mine de vitalité collective ; elle est synonyme de créativité, de dynamisme et de confiance en l’avenir. La patrie doit être un héritage partagé entre tous les Français, fiers de leur passé. Il est évident qu’un lien direct rattache tous les Français à ceux qui ont vécu sur cette terre, à ceux qui y vivront. « Nos ancêtres, c’est nous dans le passé ; nos descendants, ce sera nous dans l’avenir » (Ernest Lavisse).

Quelle meilleure définition du fameux « vivre ensemble » ? 

Pourtant, les programmes de l’Education nationale mettent en avant une vision binaire et réductrice de l’Histoire, entre oppresseurs et opprimés, souvent nourrie de notre perpétuel sentiment de repentance, d’une histoire privilégiant les évolutions économiques aux événements et aux hommes célèbres, négligeant certains épisodes majeurs de notre passé.

Cette vision a imposé ces thématiques sociologiques où l’on nage dans le compassionnel, les droits de l’Homme, l’antiracisme, et on ne comprend plus le fil de notre Histoire. Ce choix d’une histoire culpabilisante ne favorise pas le sentiment d’appartenance et l’identité française. Bien au contraire ! Peut-on vraiment « vivre ensemble » en ignorant ce qui a façonné l’identité de notre pays ? A l’heure de la mondialisation, il est fondamental de prendre conscience des liens qui nos unissent autour de notre héritage culturel et de nos valeurs.

Faire aimer la France à travers un manuel d’histoire, c’est faire aimer ses beautés, ses héros, ses avancées, c’est ressusciter la conscience citoyenne et réveiller l’esprit civique de nos jeunes. « L’Histoire ne s’apprend pas par cœur, elle s’apprend par le cœur » disait Ernest Lavisse. C’est à ce prix que les Français retrouveront leur fierté et que l’intégration prendra tout son sens. Il faut cesser de confondre amour de la France et dérive identitaire. « Le patriotisme, c’est l’amour des siens. Le nationalisme, c’est la haine de l’autre » nous rappelle Romain Gary, qui n’avait pas une goutte de sang français, mais qui sentait la France couler dans ses veines.

 

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