Musicien

Dimitri Casali, n’est pas qu’un auteur et un historien. Il a également des activités de musicien et compositeur… qui ne date pas d’hier ! Rétrospective.Voir la page

Apple Pie

L’histoire commence à Toulouse en 1979 alors que Dimitri Casali est encore lycéen. Le musicien (chant, guitare) et ses amis : Volodia Boukortt à la basse, Vincent Laborie (batterie) et Michel Dutat (clavier), décident de créer le groupe Apple Pie. Grands fans des Beatles, d’où ce nom… ils se veulent dans la lignée de leurs idoles, riches en harmonies vocales et en mélodies.

Influencés aussi par les Who, la troupe et son musicien travaillent leur style et réussissent à devenir en concert l’un des groupes les plus électriques et les plus réjouissants de la Ville Rose. Leur point fort réside dans l’harmonisation des voix et leurs versions déchaînées de « My Generation » ou de « Dr Robert » marquent durablement les mémoires. Ils multiplient les concerts dans toutes les salles de la région et sont l’un des rares groupes ayant eu l’occasion de se produire à l’Eden, un ancien cinéma karaté situé dans le quartier Saint Cyprien. Ils y assurent très dignement la première partie des Dogs, même s’ils se font régulièrement siffler par les punks toulousains qui les trouvent trop « mods ». Il y a ainsi ce concert au Théâtre du Taur où ils se font malmener par une assemblée plus sensible aux Clash qu’aux Beatles. Apple Pie élargit alors son public au circuit des grandes écoles toulousaines Sup Aéro, INSA-ENSA, Sup de Co, et y trouvent de nouveaux fans.

Musicien
Dimitri Casali et son groupe « Apple Pie »

En 1982, leur premier 45 tours autoproduit (Une Autre Danse / Réveil Radio) sous-titré « Quatre Garçons Dans Le Vent d’Autan » (sic) est différent de leurs prestations scéniques endiablées avec un son très propre tirant trop vers une pop commerciale qu’ils ne renient pas. Comme les Fils de Joie, l’autre groupe phare de la ville, les toulousains choisissent de l’enregistrer au Studio Polygone.

En 1983 vient leur deuxième essai, « Hey Diva » et « l’Amour Au Pluriel », enregistré sur Arabella-BMG qui après avoir été en 79 le label d’Indochine, de Lio, est encore cette année-là celui de Lili Drop.

Les trois premiers disques de Dimitri Casali avec Apple Pie et Huit et demi signé sur le prestigieux label Epic CBS à Londres en 1986

Huit et demi

Devenu en 1985 le groupe Huit et demi, ils ont le rare privilège d’être signés par CBS Londres sur le prestigieux label Epic, dirigé alors par le non moins fameux : Muff Winwood (ex-membre du mythique Spencer Davies Group et frère de Stevie Winwood…).

Le groupe français enregistre le single Marie produit par Tony Mansfield avec en face B : « Can’t get out of my head ». Plus orienté danse que le précédent dans un style proche des Pet shop Boys, les classements frémissent outre-manche, puis en Scandinavie, mais l’affaire fait long feu et CBS jette finalement l’éponge.

Le groupe rentre à Paris et rebondit en étant signé par EMI-France pour qui ils enregistrent deux disques une reprise : The Days of Pearly Spencer (David Mac Williams) qui marche bien dans les clubs, et Angela qui est un échec cuisant…

Dépité, Dimitri décide alors de retrouver ses chères études d’Histoire à Paris IV-la Sorbonne menant à bien une maîtrise (mention très bien) sous la houlette de celui qui restera mon maître et mentor Jean Tulard. Son sujet de mémoire est : le mythe musical napoléonien où Beethoven et Berlioz côtoient Dire Straits et Elvis Costello.

Musicien et compositeur : Historock

Puis le collège en ZEP, où, enseignant, face à un public scolaire défavorisé lui vient l’idée de faire cours en musique et d’utiliser ses propres compositions comme un outil pédagogique. Le concept d’ « Historock » – un répertoire de chansons originales évoquant les grandes figures du passé – est né. Si ses élèves sont d’abord surpris de cette convocation pop-rock-reggae-rap pour camper César ou Napoléon, ils sont finalement conquis, comme les parents et même le chef d’établissement, par le musicien.

Musicien
Dimitri Casali en action pendant Historock

Historock devient un groupe et ils sont de nouveau signés par EMI-France, en 1997, dirigé par Gilbert Ohayon pour ce qui devrait être le Tome 1 l’Antiquité d’une série de 5 albums. (contrat ci-joint). Dans la foulée Dimitri Casali décroche le parrainage officielle du ministre de la Culture Philippe Douste-Blazy (lettre ci-jointe) Malheureusement malgré quelques bonnes critiques du Monde, du Figaro et de la revue spécialisée « Historiens et Géographes » (documents ci-joints), et du soutien de Jean Tulard et d’Alain Decaux (lettre ci-jointe), le « concept » ne marche pas…

Il faudra attendre près de 20 ans pour qu’en 2017 Historock trouve un nouveau producteur en la personne du dynamique Marc Geoffroy et France Productions pour qu’un nouveau CD soit enregistré : Napoléon l’opéra Rock. Ce nouveau spectacle musical a été longuement mûri durant près de dix ans et une quinzaine de représentations en France et en Allemagne : Bonn, Paris (Ecole Militaire), Fontainebleau, Ajaccio, Rueil Malmaison, Montereau, Troyes… Un prochain concert est prévu en mars prochain dans une grande salle parisienne pour le musicien et sa troupe !

Et en avant la musique et Vive l’Empereur… !

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