L’Histoire de France vue par les peintres

Histoire de France

L’Histoire de France (Flammarion), de Vercingétorix à la Seconde Guerre mondiale, vue à travers le prisme de plus de 100 tableaux décrits et analysés par deux spécialistes de l’histoire et des arts.

l-histoire-de-france-vue-par-les-peintres

Après « Histoire Interdite », Dimitri Casali co-rédige avec Christophe Beyeler un ouvrage dédié aux erreurs historiques qui ont pu ses glisser de manière quasi clandestine das les œuvres des plus grands peintres de notre Histoire.

Selon Dimitri Casali, les peintre savaient raconter une histoire, redonnaient vie à celle-ci, la rendant même vibrante. Celle de France étant une merveilleuse épopée, la peinture a ici un rôle d’outils pédagogique, pouvant redonner le goût de l’Histoire, notamment aux plus jeunes. Même si la grande majorité des tableaux de la seconde moitié du XIXème siècle semble rigoureusement exacte, on sait en revanche qu’au cours de l’histoire, de nombreux peintres ont pris quelques libertés.

 

Aperçu de l’ouvrage

Prenons pour exemple deux anecdotes issues de du livre :

  • Bonaparte franchissant le col du Grand-Saint-Bernard, Jacques-Louis David

David était un peintre officiel et par conséquent, devant vanter les louanges du régime. Ce tableau avait donc été commandé par Napoléon lui-même. Celui-ci représente Napoléon calme et posé, sur un cheval fougueux et cabré, pointant l’horizon, l’avenir politique de la France, habillé d’un somptueux manteau impérial romain. La réalité du franchissement de ce col est pourtant tout autre ; pour y parvenir, Napoléon a du réaliser une ascension de 2469 mètres à dos de mulet. Ce mulet s’est par ailleurs cabré, manquant de précipiter le Premier Consul dans un gouffre.

 

  • Sacre de l’Empereur Napoléon et Couronnement de l’Impératrice Joséphine, Jacques- Louis David (cf. couverture du livre)

Dans cette œuvre majeure de notre Histoire, le peintre David a représenté plus de 200 personnages. Cependant, il se retrouve avec un espace vide sur cette vaste frise, juste derrière l’empereur qu’il se devait de combler. N’ayant plus d’inspiration, David s’est autorisé un anachronisme en représentant donc Jules César.

 

 

 

Laisser un commentaire